dimanche 10 août 2008

Robert Fripp

...ou "progressons dans les bois" avec Mr Robert Fripp (on évitera de l'appeler Bob, je suis sûr qu'il aime pas).

De l'épopée King Crimson à la musique de...WindowsVista, il est partout où il y a des plans foireux. Foireux, mais progressifs, enfin, à part pour Vista.

Maître exigeant, entouré de disciples dévoués, gourou moderne de la guitare prog', avec un seul mot d'ordre: DISCIPLINE. C'est d'ailleurs comme ça qu'il appellera le disque de reformation de King Crimson, dans les années 80.

Expérimentateur, prototype du savant fou ( rappelez vous les "Frippertronics"), toujours des petites lunettes rondes, cheveux courts quand tout le monde les avait longs, museau retroussé (chez moi, on dirait "figure de fouine"), il est l'archétype du chercheur insatisfait, le plus classisant (?) des modernes, chez lui, on n'improvise pas, on interprète.

Il a ses potes, ses habitués, Adrian Belew, Tony Levin, entre autres, ce dernier avec son "Stick", peut pas jouer de la basse, comme tout le monde...Robert, lui, aime sa LesPaul noire avec vibrato.

Un apôtre d'un style musical qui n'est plus à la mode, mais un courageux, les scientifiques diraient: c'est un chercheur, il prend des risques, il ne se contente pas de broder sur les inventions des autres...

Pour moi, une source d'inspiration dans ce style de jeu ( la similitude Fripp-Hackett ne doit pas vous échapper), mais un adepte d'une musique par certains côtés difficile à suivre.



Atypique.

A la rédaction de cet article, je prends une résolution: je vais me mettre à bosser un peu pour Wikipédia, au moins faire des traductions d'articles en anglais, parce que la pauvreté des articles français sur la musique rock arrive à me faire ch...pitié.


Kan-Non Power (lien de sécu)




Riverman (avec David Sylvian) (lien de sécu)


14 commentaires:

jeanmimi a dit…

Pas trop ma tasse de thé même si la musique est belle et planante.
Pour ce qui est de traduire certaines pages de wikipédia en français j'approuve à 100%

Lefty a dit…

@ jeanmimi

Fripp, c'est du planat 100%, c'es est presque agaçant...

je prends note pour la Wikipédia, mais, sûr, je vais participer, au moins de cette façon-là.

François a dit…

je sait que Robert Fripp aimait aller prendre un tasse de thé avec sa maman avant les concerts de King Crimson (j'ai du lire ça au siècle dernier dans un Voici de l'époque)

A mettre dans Wikipedia? belle et noble initiative. Comme dirais le poete "t'as pas le cul sorti des ronces" - bravo, rien que pour l'idée déja.

Bon Fripp, perso j'ai decroché y'a bien longtemps mais c'est quand même pas désagrable

Lefty a dit…

@ François

pour la Wiki, je parlais de façon beaucoup plus générale.

par exemple, je pourrais commencer par traduire le petit article anglophone sur John Jackson, vieux delta-bluesman dont j'ai causé il y a quelques semaines, et dont l'article fraçais se limite à la date de naissance et de mort...

Aeux64 a dit…

Pas trop mon truc ce type de musique, dommage car Robert Fripp est passé dans mon patelin il y a quelques années.
Pour Wikipédia c'est ok +++ D'autant que mon english n'est vraiment pas terrible.

Lefty a dit…

@ Aeux

c'est un peu le truc. quand on baragouine anglais, on a tendance à prendre pour acquis que tout le monde le fait, ben non, et c'est normal, tiens!

je pourrais, si ça me pète, commencer à vous bloguer des trucs du style

lo blues

que je comprendrais bien, peut-être pas vous, de la même façon que si tu te mets à rédiger en basque.

et pourtant, m3rd3, l'occitan est une langue, je ne vois pas pourquoi on ferait pas un effort (par conre,là,j'en suis pas capable).

alors, sauvons le françois contre l'anglois, et traduisons gaiement des articles sur ce qui nous interesse, en faisant mieux que les "princeps", ça fera yeche les britons.

Sylvain a dit…

Ce style de musique m'a toujours frustré. Je me souviens avoir assisté à un concert de Dream Theater, il y a quelques années. Non pas que j'étais fan, mais bon j'avais apprécié leur dernier album. Des techniciens de haut vol (ils ont enchainé tous les morceaux du dernier CD sans s'arrêter ...) pour un concert reprenant NOTE A NOTE les disques, solis compris !!!
Et ça, j'ai vraiment du mal à comprendre pour de la musique 'populaire'. Faites de la musique classique les mecs.
C'est vraiment frustrant de voir des musiciens pareils pour une musique aussi définitivement écrite. Cela étant, cette pratique n'est pas limitée au Prog. Quels sont les groupes connus ou les musiciens prennent des risques dans les riffs, les solis en concert ? Quels sont les guitaristes qui nous servent autre chose que le solo qu'ils ont enregistré et appris par coeur ? Pas des masses à mon avis.
Heureusement que le Blues, Blues/Rock et le Jazz existent.

Lefty a dit…

@ Sylvain

remarques très pertinentes, le prog et l'impro, prochain sujet de blog? qu'on ne limitera pas au progressif, d'ailleurs, comme tu le soulignes, ça marche pour plein de styles.
bon, je n'épiloguerai pas à propos du jazz, je n'y connais rien, ça n'est pas du tout ma musique, par contre, blues et blues rock tournent autour de l'impro, OK.
le danger? eh ben, bien sûr, tourner autour des mêmes choses et, en gros, jouer toujours les mêmes phrasés, tout prêts, tous faits, et qui te collent au doigt comme les morpions au...euh, fondement d'une péripatéticienne.
(pour le jazz, je dirais plutôt: se concentrer sur l'harmonie et jouer n'importe quoi, pourvu que ça entre dans la grille, ou alors que ça s'y oppose, selon ton école de pensée).

dans les deux cas, la musique n'en sort pas gagnante; pas plus que lorsqu'un groupe t'envoie le CD note à note. frustrant.

que faire? eh ben, évidemment, le juste milieu!!

seul problème: celui qui y arrive EST un musicien.

comme disait le film "y'en a plus des masses", parce que, finalement, c'est risqué, comme truc, sans déconner, c'est bien casse gueule...

patinage, quoi. mais, artistique, si possible.

Sylvain a dit…

Pour l'impro, la création spontanée est une tarte à la crème. Même en jazz, des sommités comme Charlie Parker avaient leurs plans. Plus que d'être des musiciens, le juste milieu demande à mon avis surtout un peu de courage ...(par ex J. BECK ne semble jamais interpréter un morceau de la même manière. Mais la rançon à payer : c'est qu'il se plante parfois, mais bon ça fait partie du jeu).
En y réfléchissant d'ailleurs, je me demande si nous (public) ne sommes pas à l'origine de cette dérive depuis la fin des années 70 : pas de prise de risque, de beaux concerts avec de belles lumières pour un bon SPECTACLE, mais plus véritablement un concert 'unique'.
Même en dehors des impros, ce serait déjà pas mal si les musiciens pouvaient faire vivre leur accompagnement. Il y a pourtant plusieurs manières de faire vivre un Riff tout le long d'un morceau (même dans les enregistrements studio, ce serait bien aussi : ça me fascinait dans les 4 premiers albums de Van Halen cette façon qu'Eddie avait de faire vivre son accompagnement). Bref, ça m'agace. Un sujet qui me tient à coeur, peut-être parce que j'ai aimé le JAZZ avant le Rock. Bon allez, un suppo et au lit.

Lefty a dit…

@ Sylvain

(un suppo?...gasp^^)

les morceaux doivent être vus dans leur ensemble, et il est peut-être difficile d'envisager de changer son chorus, sa mélodie, de faire varier tout ce bouzin, si on ne permet pas, non, si on n'oblige pas le background à changer aussi.

les musicos n'étant pas fous, ils préfèrent bien souvent des pantoufles confortables à des qualificatifs ronflants (et c'est vrai que les jolies lumières, ça aide, pour les pantoufles).

ta remarque sur le public? assez d'accord, j'ai entendu trop régulièrement des gens critiquer untel ou untel parce que "le guitariste est statique", "qu'il a pas joué comme dans le disque" "qu'il a changé le solo" "que, ouais, c'est pas mal le nouveau truc qu'ils ont rajouté, ouais.."

pourquoi s'emmerder? même les "fans" ne suivent pas...

sur ton exemple de Van Halen, no comment, je ne connais pas (si bien sûr, mais pas intimement).

par contre, que David Gilmour soit capable de te sortir (au moins) trois versions différentes de Shine On You, c'est pas mal...(j'avoue que même moi, à la 1ère écoute de celle qui se trouve dans le DVD "remember that night", j'avais froncé le nez...avant d'adhérer, à la 2ème.

seulement voilà, si j'avais été au concert, je n'aurais eu qu'une écoute...

Olivier a dit…

Bel échange Lefty et Sylvain.

Quant à Robert Fripp, je ne suis pas fana. La musique est belle mais je n'y ressent pas l'étincelle qui me fait m'évader. Sentiment qui m'est propre bien sûr. J'ai écouté les vidéos jusqu'au bout. Yeah.

A si, quant à l'impro, un certain Kelly Joe, prend ces risques avec réussite je trouve. Beaucoup.

a+

Lefty a dit…

@ Olivier

je t'avoue que j'ai blogué Robert Fripp pour l'influence qu'il a eue (et a encore?) sur le jeu de guitare prog (Howe Hackett Holldsworth {quand il ne jazze pas }, les 3 H fatidiques, doivent quelque chose à Fripp, ou ont évolué dans la même mouvance, avec les (presque) mêmes résultats)

KJP, j'ai la bizarre impression qu'il est en impro permanente, son jeu est très particulier, du moins l'était, il semble revenu à des choses plus classiques dans son dernier opus (connu de moi, soit "Tunesmith Retrofit"; à se demander si la même personne joue dans "Tape the Red Cane Whirlwind", non, je plaisante)

Je connais ton amour du personnage, j'avoue avoir du mal à me concentrer sur cette musique, qui me semble (à moi, sensible comme une bûche et doué pour le "poëtique" à l'image de mes notes de français au collège, je préfère ne pas en parler...) manquer parfois de structure et de continuité, et dont j'ai du mal à apprécier les lyrics trop...comment trouver le bon mot, pas trop péjoratif mais un peu...voyons...bon, eh ben j'essaierai demain...

il est vrai par contre que je ne comprends toujours pas sa façon de jouer dans le live cité plus haut, malgré toutes les explications et discussions que j'ai pu avoir avec les fans comme toi et Jipes, si mes souvenirs sont bons.

je le vois toujours comme un extra-terrestre...

Olivier a dit…

Lefty,

As-tu vu la dernière vidéo 3 titres de Kelly Joe "PopTech" ?
C'est compos de Tunesmith Retrofit, ont évolué et de quelle manière. Crow's Nest prend une dimension supplémentaire par rapport au disuqe. C'en est la plus belle version entendu par mes petites oreilles à ce jour (de Crw's Nest).

http://www.poptech.org/popcasts/popcasts.aspx?lang=&viewcastid=177

A blogger chez toi peut-être tant il a évolué en "mélodie".

a+ Left

Lefty a dit…

@ Olivier

c'est sûr qu'on sent un changement dans le jeu de cet artiste, il n'aborde pas les morceaux comme sur les albums plus anciens, on le sent peut-être plus concentré sur le côté vocal, non qu'il délaisse la guitare, mais il la maîtrise, il l'a prouvé et là, on dirait qu'il cherche à épurer son jeu, ce qui donne plus de puissance à ses mots, mais gêne un peu le guitariste en moi qui se disait, en écoutant ses morceaux anciens: "?????????"

comment ce type arrive-t-il à fournir ce jeu en picking et slide en même temps, tout en chantant (souvent à contre-rythme) des trucs compliqués. et sans se planter, bien sûr.

je le redis: un ET...

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