samedi 31 mai 2008

Les Beautés en Couleurs

...ou comment se faire un article "plaisir des yeux" à peu de frais, tant que vous ne souhaitez pas acheter les objets représentés.

Ce jour, ma Quête du Saint Graal se focalisera sur des Fender Statocaster® aux décos sympas mais connues, l'article de John Mayer m'ayant donné envie de "prolonger" le sujet. Comme quoi, foin des Strato unies, et vive le polychrome, ou le multicolore, ça dépend de vos langues mortes...

Je profite de cet article pour vous mettre un lien sur les guitares de mon pote Eric Clapton, qui a été l'heureux possesseur de plusieurs belles qui vont suivre.

Les Guitares d'Eric, donc, fait une revue de détail bien documentée sur les différentes amies du Maestro. Vous y trouverez les origines et auteurs de la plupart des décos ci-dessous. L' étude des guitares de Slowhand est excellente, même s'il y a quelques lacunes au niveau des acoustiques en particulier, j'y remédierai un de ces quatre, parce que, là aussi, il y a quelques beautés cachées...

Et c'est parti!


La "Rainbow", EC 2001.







La "Crash 3", EC 2004




















John Mayer et sa Strato revue chez Crash
















Une autre beauté "crashienne", possesseur inconnu.







Je ne saurais trop vous conseiller de regarder les photos "dans un autre onglet", elles sont WLA, ce qui pourrait vouloir dire Worth Looking At...

Promis, je vous le referai aves des LesPaul...


Tiens, voila la Gibson SG "The Fool", EC 1964






Et pour finir en musique..



EC Cocaïne, Buenos Aires 2001






avec Miss Rainbow

Interlude technique flux RSS et autres

Sobe Session: Google Reader pour Lefty

quelques tips sur les flux RSS et lecteurs de flux, pour les ceusses qui auraient du questionnement.

par contre, j'ai vu que Sobe proposait une assistance technique, mais je vois 44,50€ la seconde, ça me paraît pas donné toutefois...

par contre, je suis un double geek, voire un nerd, pas encore un nolife ni surtout un otaku, puisque j'utilise à la fois Google Reader et la barre des flux du RenardDeFeu...

vendredi 30 mai 2008

John Mayer (WLT)

Foxkeh banners for Firefox 2 Et dire que j'ai failli l'oublier....

En fait, d'un point de vue freudien, c'est très compréhensible: autant je respecte le personnage au niveau technique guitaristique, autant ses choix musicaux me déconcertent.

A mon humble avis, John Mayer possède un des plus grands touchers de Strato actuels et passés. La façon qu'il a de jouer est tout bonnement incroyable, pas une question de vélocité ou de frime, mais un "velouté", une attaque qu'il fait varier en quelques notes d'une grande agressivité à une douceur incompréhensible techniquement, enfin LE son, quoi.

(au passage, ouvrez la photo dans un autre onglet, la déco de la belle vaut le coup d'oeil)


NdPsy: vous avez maintenant l'habitude, Lefty est toujours emballé par tout, il dithyrambe (NdE: désolé, c'est pas Français {NdPsy: je t'em..porte}), son sens critique ne vaut pas tripette; d'ailleurs, les retours, hein...

Bien voici la bio du garçon (au fait avec Cameron "Spots" Diaz ou pas?), et puis même qu'il a un site, le voyou, et un fan club français, allez donc.

Il le vaut bien, c'est un bluesman de seconde intention, ses premières armes ayant eu lieu dans la pop (c'est à ce titre qu'il a obtenu un grammy, et puis, depuis 4-5 ans, il collabore avec de grands bluesmen (BB King, Buddy Guy, Eric Clapton...) et montre qu'il "sait faire".

Malgré ce virage, c'est au titre de la pop qu'il sera à nouveau récompensé récemment, album et chanteur, crac, et 2 grammies...J'avoue que je reste d'accord avec ce jugement. Par contre, sa prestation au Crossroads 2007 est exemplaire, tant individuelle que collective, on peut dire qu'il tient la route en blues.

Un nouveau Clapton (albums studios bofbof et perf' scéniques énormes)?

En tout cas, un WLT, c'est rien de le dire!


Gravity (Crossroads 2007)



Quel son!

et le Pote Mec & le Big Bazar: Sweet Home Chicago



yes, sir! ou le blues le plus bordélique de la création, ou la plus grosse densité de Fender Stratocaster® au m2, ou la brique d'or de la plus m3rd1que prise de son, ou le lieu où j'aurais aimé être en Juillet 2007...

jeudi 29 mai 2008

Lefty Chronicles: le blog du batteur gaucher...

...ou un "tribute" à Serge, "mon" batteur, comme dit le guitariste tout fier d'avoir trouvé quelqu'un avec qui jouer...

Une fois n'est pas coutume, j'avais décidé depuis un bon moment de faire un petit article de blog sur mon ami Serge Labat (prononcez labatt', comme chez moi), ce qui, vous l'avouerez, était un nom predestiné pour un cogneur de peaux, je veux dire un batteur...



Serge est né en 1947 dans la bonne ville de Béziers, tout comme votre serviteur (à part l'année), et a la particularité d'être gaucher, toujours comme votre Lefty préféré. Est-ce que ça pose des problèmes particuliers aux batteurs? A priori, juste des questions de montage du set de batterie, éventuellement si l'on désire utiliser une pédale double (objet mystérieux pour le guitariste).


Par chez moi, Serge est ce qu'on appelle "une figure", quelqu'un qui connaît du monde, qui possède une grande gueule qu'il n'a pas peur d'ouvrir, et un coeur gros comme ça qu'il met au service de la musique et au votre, si vous en avez besoin. Un coeur tellement gros que ça le rend malade, depuis quelques années déjà, mais, ne croyez pas une minute que ça le ralentit pour ce qui le passionne: taper sur des peaux et des cymbales pour rythmer du rock'n roll...


Un peu plus âgé que la bande de gratteux qui traîne sur ce blog, il a connu le rythme et l'époque bénie des années 60 et des débuts du rock en France, une époque que son pote Max Cabanes, célèbre dessinateur de BD, a immortalisée dans son opus "Les Années Pattes D'Eph'", dont je ne saurais trop vous conseiller la lecture. Serge y est cité sur la page du blog: c'est lui, la "rythmique des Silver Jets", un groupe dont il va tenir la batterie entre 62 et 65.
Adeptes des Shadows, et de l'emblématique "Apache", puis dérivant vers le Rockabilly, genre qui ne plaît guère à l'ami Sergio, "parce que le batteur, con, il peut pas s'exprimer", le groupe s'oriente ensuite vers le "baleti" (prononcez balêti, en accentuant sur la 2ème syllabe...), ce qui désigne un orchestre de bal. Ce seront alors des accompagnements de chansons voire de chanteurs connus de ces années-là.




Serge grandit, change de vie, de coin, de boulot, vient du côté de Nîmes où il se marie et "fait sa vie". Il oubliera "un peu" la batterie pendant 3 décennies. Et puis, on avance en âge, des pépins de santé, le coeur, le sucre, et cette expérience qui lui fait dire aujourd'hui "je devrais être mort depuis 7 ans, alors, tout le surplus, c'est du bénef'." Et Serge de vouloir rattraper le temps perdu, et de se relancer dans ses gammes de batterie, de ré-écouter ses idoles (et en particulier Ginger Baker, son favori, j'en suis sûr).

Et bien sûr de vouloir appliquer son expérience et son enthousiasme de jeunot de 18 ans, on dirait qu'il a attaqué la batterie la semaine dernière, sauf que, pour la technique, tout est revenu... Lancez vous dans un rock de rythme quelconque: moins de 3 secondes après, il cogne comme un marteau dans le rythme qui va bien!


Et dans la petite salle qui est la sienne et dans laquelle notre (jeune) trio répète, commencent à résonner "Cocaïne", "Crossroads", "Sweet Home Chicago", mais aussi "Proud Mary", "Sultans of Swing", "Another Brick In The Wall" (spécial, à 3...), "Blame The Vain", Dust My Broom"... Seul "hic" pour l'instant: la formation guitare-basse-batterie que je n'aime pas parce qu'il manque quelque chose, et surtout...parce que c'est moi qui chante. ET VOUS VOUS ÉTONNEZ QUE LE MOIS DE MAI SOIT POURRI!


Serge joue sur une batterie Tama Rockstar blanche, mais, comme il râlait parce qu'on fait tout pareil et que j'avais une Strato blanche, il s'est dégotté une Tama noire (idéale pour ne pas attraper des fourmis), qu'il met en double dans son garage. (Le batteur qui collectionne les batteries a interêt à avoir une très grande maison).




Depuis quelque temps, il "s'est mis à Internet", mais, de loin, il laisse son épouse s'occuper de ses mails (en particulier de ceux que je lui envoie et de ceux qu'il m'envoie et qui n'arrivent pas...enfin, si, maintenant que j'ai bricolé sa bécane...), et a investi dans une sono qui fait que sa batterie joue encore plus fort, nous obligeant à pousser les Marshall à fond, idéal pour soigner nos petites oreilles (mais, bon dieu, ça soulage!)


Mon ami, puissions nous continuer longtemps à jouer la musique et à nous faire plaisir, dans ta petite salle ou dans une plus grande, et qu'on réalise un jour ton rêve: jouer "dehors" pour la Fête de la Musique...

Apache 1960



Apache 2004

The Shadows sélectionné dans Musique et Rock


Aaaaah, le son Hank Marvin... (et le look qui va avec!)

Publié avec l'aimable autorisation de M. Serge LABAT

mardi 27 mai 2008

Non au changement!

C'est dit, aujourd'hui, je vous invite à entrer (ou à revisiter) le monde fabuleux du

Status Quo !


Ha, ha, vous les aviez oublié, ceux-la, hein, bande de petits ingrats!

Oui, eh ben, moi aussi. Ce matin, me voilà parti chez mon dealer favori, celui qui vend des BD, il est en 2ème position de ma toplist, juste après le marchand de guitares (mais celui-la, je le vois pas souvent).

Et quand vous allez acheter des BD chez votre commerçant de proximité - AU PASSAGE, J'INSISTE, SOUTENEZ VOS COMMERÇANTS LOCAUX!- vous discutez bien évidemment de musique, c'est sûr, il y a 9 chances sur 10 qu'il ait votre âge et vos goûts musicaux.

Au passage, bonjour à toi, si tu viens sur ce blog comme tu l'a promis, tu avais l'air très interessé par Ana Popovic, bizarre, ehehe, non, j'avais bien choisi la photo. N'hésite pas à poster dans les sections commentaires. Ben quoi, j'ai bien le droit de dire bonjour, pour une fois que je passe à la télé!...

Donc, ce brave garçon, au milieu de notre "petite" conversation (le sudiste est blogueur, non, blagueur), il laisse tomber un mot, comme ça, par hasard...STATUS QUO, et il me demande si je m'en rappelle!...

Bon dieu, mais je me filerais des baffes si j'étais maso, tu parles si je m'en rappelle, je me rappelle surtout que j'ai oublié de faire un article sur eux, chose que je m'étais promise.

Dont acte. Comme d'hab', je vous raconte pas leur vie, c'est ici et en français, et je vous donne également les coordonnées de leur site.

Mais quand même, ces boogies endiablés, ces rythmiques en béton (Best, à l'époque, caractérisait le jeu de StatusQuo comme le jeu rythmique en acier, indestructible et imperturbable). Et ces hits, "Caroline", Roll Over Lay Down", "Paper Plane", "Down Down"... ahlala, c'étaient les "early seventies" et cette musique me faisait bouger, ne me dites pas que vous avez oublié, ou, si vous êtes plus jeune, que vous ne connaissez que "In The Army Now"...

40 ans après leurs débuts, ils sont toujours là, enfin, Rossi et Parfitt surtout, ornés de leurs incontournables Telecasters, après un énorme parcours dont peu de groupes peuvent se vanter, même si le, bon, commercial, a un peu changé leur deuxième moitié d'existence...

Des albums à conseiller? Allez, ceux des années 73-77, soient: "Hello", "Quo", "Blue For You" et "Live 77".

Je ne vous dirai pas que ce groupe a changé la face du Rock'n Roll, mais en tout cas, il a mis un sacré ciment à sa base!


Roll Over Lay Down 2004



Yesssss! (au passage, matez le pickguard de la Tele de Parfitt{le blond}, misère, le boogie, ça use...)

dimanche 25 mai 2008

De l'Art, Mony, De l'Art


Un susucre pour un Dimanche soir tristounet.

La pluie dehors et dedans.

Damn'right, I've Got The Blues.

Find The Cost Of Freedom (Crosby & Nash, feat. Gilmour)



Harmonie

Sobe Session: Work World Whores

Sobe Session: Work World Whores


Oui, je sais, ça faisait longtemps que je n'avais pas balancé un coup de léchouille au site de Sobe, listé dans les blogs amis, et seul site de non-guitare de cette liste.

En effet, Sobounet parle plus programmation, en Ruby, si possible, mais ça ne l'empêche pas d'être le Titan du Fortran, le Minus du Linux, le Phenix le l'Unix, le Bébel de l'html, le Critique du MacOS, le Pourfendeur du Windows...

En Conseiller Technique avisé, il m'a envoyé sur le Site du Zéro, véritable mine d'or pour les clampins de mon genre, où je trouve régulièrement des choses évidentes pour toi, public informaticien, mais pas pour moi, style "m3rd3, c'est quoi une p.t1n de valise, hein, quoi, oui, bon, de balise?".

Par contre, Sobe pète régulièrement un câble et pond des articles destroy, dans le genre du précédent.

Non guitareux dans toute sa splendeur, il sera néanmoins pour vous une source de renseignements précieuse sur la programmation, le hip-hop, le blues dans sa forme hyper-roots (pour lui, après 1940, le blues est dénaturé).

Je crains des représailles, là...

Dans un autre registre, deux nouvelles références avec les blogs de Yves (6 Cordes) et de Pentaminor (mais non, on ne s'ennuie pas chez toi - par contre, j'ai quelques lenteurs de navigation...), oubli de ma part, que je rectifie ce jour, avec mes excuses.

vendredi 23 mai 2008

J'en ai rêvé, Sonny l'a fait

J'ai rêvé d'un album où un grand guitariste que j'apprécie inviterait un tas de copains à lui, qu'il choisirait parce que je les aime beaucoup également, et jouerait des compos interessantes, bien ficelées et bien arrangées, en évitant le piège de l'album de duets à 2 balles, fait en 3 jours pour faire mousser les copains.

Exercice difficile, s'il en est. De tels disques existent déjà probablement. En tout cas, à compter de ce jour, il en existe un de plus, et, foie, non fois, zut foi de Lefty, il s'agit d'un album qui devrait compter dans mon histoire du rock. Si, si, à ce point-là.

Le mieux? c'est de cheminer tranquillement en suivant le fil de l'album, pendant que je l'écoute (5 ème fois de puis cette nuit, 1ère à 2 heures du mat', je sais, c'est pas raisonnable, mais je ne pouvais pas dormir.).

"From The Reach" by Sonny Landreth

1. Blue Tarp Blues (with Mark Knopfler)
2. When I Still Had You (with Eric Clapton)
3. Way Past Long (with Robben Ford)
4. The Milky Way Home (with Eric Johnson)
5. Storm Of Worry (with Eric Clapton)
6. Howlin' Moon (with Dr. John and Jimmy Buffett)
7. The Goin' On (with Vince Gill)
8. Let It Fly (with Nadirah Shakoor)
9. Blue Angel (with Robben Ford and Vince Gill)
10. Uberesso
11. Universe (with Vince Gill)

Vous vous faites gauler dès les premières mesures de "Blue Tarp Blues", la voix typique de Sonny, et puis Markie apparaît, dans une forme éblouissante, LesPaul grasse à souhait, avec ces syncopes qui rendent son jeu si typique enfin retrouvées, le toucher, la simplicité, la totale. On est loin de son dernier opus merdique. Knopfler assure aussi les backing vocals, of course, mais le phénomène va se répéter dans tout l'album: tous les chanteurs partagent les lyrics avec M. Landreth.

Slowhand au rendez-vous sur "When I Still Had You", pas de mystère, c'est un grand admirateur de Sonny ("the most underestimated guitar player of all times"), et là, il assure sévère, même remarque que pour Knopfler, backing vocals discrets et seyants, jeu de guitare totalement adapté, complémentarité à 100%. Un son dur et gras, comme Sonny l'apprécie.

"Way Past Long". Robben Ford. Quelqu'un que je connais peu. Ouais, eh ben, je vais m'intéresser à lui, là... Un morceau superbe, des voix partagées, une (je pense) Telecaster qui twangue grave, {note du 25/05/08: Lefty perd l'oreille. R. Ford travaille avec des LesPaul-like par Samashta...} Sonny qui slide, Robben qui choruse cool, impressionnant, et déjà ce mot qui revient, "complémentarité", ça devient net, cette première prod' de la nouvelle maison de Landreth a calculé, arrangé et ficelé le truc aux petits oignons. Sonny adapte ses morceaux et son jeu à celui du guest, qui fait de même...

Tiens donc, il y a Eric Johnson? Qu'est-ce que ça va bien pouvoir donner, cette association? Réponse: peut-être la meilleure de tout l'album, sur cet instrumental à 2 voix, qui frise le "progressive rock", Sonny attaque dans son style, Eric répond dans le sien (grosse forme!), et Sonny de surenchérir, EN JOUANT DU ERIC JOHNSON A LA SLIDE! C'est le deuxième constat de l'album: SL montre déjà qu'il est un des (LE) meilleur slider actuel (et passé), au sommet de sa technique, petit sourire aux jeunots qui montrent le bout du nez...vous avez encore un GROS client devant vous

Retour de Clapton dans "Storm Of Worry", un autre constat, Sonny respecte ses sources d'inspirations et de jeu habituelles. Slowhand joue le backline sobrement et le frontline efficacement, c'est brillant, c'est énorme, c'est un régal. C'est redevenu TRÈS rock, tout d'un coup, avec ce "rock-blues en mineur" que SL affectionne.

Arrive "Howlin' Moon", 2 guests, Dr John aux claviers et Jimmy Buffet aux voix. Waow! On garde un rythme enlevé, on met un "clavier intelligent", on rajoute des voix "fantomatiques" et ça donne un morceau qui décoiffe, toujours sur une frontière entre deux pays difficiles à définir, mais l'orgue et le piano sont les bienvenus, ils cassent un peu le "gros son guitare" entendu jusque là.

Vince Gill vient prêter sa guitare et sa voix à "The Goin' On", morceau plus ciblé country, mais bon, de la vraie, de la qui joue bien, de la bonne, de la colombienne, euh, non, pardon...
Sonny envoie ses slides inspirés, et Vince cale son énorme technique pour un chorus d'une rare efficacité...Les 2 voix se complètent à merveille, et j'ai lu l'adjectif "gentlemanly" pour qualifier l'intervention de Vince sur ce morceau, ça le fait...

"Let It Fly" est un morceau typiquement Sonnylandrethién, ne cherchez pas dans le dico, ou sa voix s'appuie sur ses chorus et sur les backings de Nadirah Shakoor pour délivrer cette ballade sucrée et technique, où l'on distingue quelques guitares acoustiques dans le fond, pour la première fois depuis le début...Sonny garde un jeu ericjohnsonien sur ce morceau (non, toujours pas dans le dico).

"Blue Angel", ou le retour de Robben Ford, le retour du bonheur, un "boogie" pas trop rapide ou les voix s'harmonisent au poil, et les jeux de guitare idem. Décidément, on commence à croire que ça va faire un super album. Intervention de Ford, non, là c'est clair, C'EST un super album, purée ça dégage! En plus, "Gentleman Vince" est aussi là, aux vocaux et à la grattounette... Quel pied!

Ah, tiens, voilà"Uberesso", un morceau que je n'aime pas trop, eh ben, mais, je rêve, Sonny l'a modifié, raccourci surtout, pour en faire un hymne à la technique slide qu'il utilise, à ce jeu avec les harmoniques, les cordes étouffées, les staccattos, les..tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le slide sans jamais oser me le demander....P.t1n, c'est du bon.

On clôt les débats avec "Universe", petit morceau Landreth-Gill en forme de berceuse, comme une relaxation après un moment intense, une phase de récupération, qui ouvrirait presque des perspectives: et si on remettait ça?

Très franchement, quand tu veux, Sonny...

Ben dis donc, je m'aperçois que j'ai fait long. Ça tombe bien, parce que je n'ai pas fini, il manque l'antithèse, la synthèse et la conclusion...

Antithèse, vite vu: presque rien à dire, sinon que Sonny a choisi un album 100% électrique, il n'a pas calé de morceau acoustique, mais c'est délibéré. Respectons (un album de duets acoustiques, un jour?).

Synthèse.

Bon, ne tournons pas autour du pot, je sais que je nage dans l'euphorie de mon succès scolaire, mais ça ne change rien au fait qu'il s'agit là pour moi d'un album important et marquant dans la musique rock et la guitare Agamemnon, non, du même nom qui est d'ailleurs un adjectif

NdE: Lefty s'égare. La Ritaline® ne suffit plus. Ou alors, c'est la dose.

Si vous êtes amateur de guitare, vous vous devez d'écouter ce truc, je n'aime pas les superlatifs, mais dire que c'est le chef d'oeuvre de Sonny Landreth et, je l'espère et n'en doute pas une minute, le triomphe d'un type de musique de d'un musicien génial et en avance sur son temps. Si cette galette ne récolte pas des awards, ça me fera mal au Q (quoique, avec les américains, bref, no comment...)

Conclusion:

"FROM THE REACH" EST LE MEILLEUR ALBUM DE ROCK QUE J'AI ENTENDU DEPUIS PLUS QUE LONGTEMPS.
Il me réconcilie avec la musique, les musiciens, la guitare (mais je n'étais pas fâché) et le monde entier. Il est parti pour tourner en boucle sur ma bécane, mon shuffle, ma voiture et ma tête.

NB: ARTICLE NON SPONSORISÉ.

Uberesso au Crossroads 2007 (au cas où)

dimanche 18 mai 2008

Hiroshima, Mon Amour

CERTIFICAT

Pour cause d'examens ("scolaire" et pas médical), Mr Lefty LefthandMike est dispensé d'activités de blog pendant le courant de la semaine à venir.

Il est en effet complètement à la ramasse et très en retard sur son programme de révision.

Fait ce jour pour servir et valoir ce que de droit.

Le Medecin, Dr Jean Prescrit, Psychiatre Désespéré.


Radioactivity (et au cas où)



This is what it's all about...
(en plus, les nazes, z'ont tout faux;il faut répondre Becquerel, à "qui a découvert la radioactivité", pas "Mme Curie", quels crétins ces Kraftwerk..., je le sais, c'est dans le QCM)

vendredi 16 mai 2008

Marche Funèbre

...En verité, je vous le dis, mais, en fait, je ne parle qu'à moi-même.

Depuis 4 ou 5 jours maintenant, plus personne ne vient sur mon blog, victime que je suis de cet ostracisme latent qui couve chez les "gens normaux", qui ne sont pas comme nous, les "gens bons", ou plutôt les "gens bien", nous dont la personnalité est gérée par l'hemisphère cérébral droit, et qui sommes donc invertis. Gauchers, en tout cas. C'est pas le pied.

Google Analytics est formel: 0 visites, 0 visiteurs, pas un troquet, pas une mobylette, rien!
La zone. Bizarre, parce que des commentaires arrivent à se frayer un chemin jusqu'à ce blog maudit, mais, c'est là l'oeuvre satanique des messagers virtuels de l'ether.

Alors Lefty fait passer sa guitare sur son dos, enfonce son chapeau sur ses yeux et part droit vers le soleil couchant, donc, vers le nord-est, car aujourd'hui, en plus, il pleut.


Pancho & Lefty (le lien si ça marche pas)



Willie Nelson Bob Dylan

YouTubular

projet d'article, parce qu'il ne faudrait pas oublier des gens qui comptent, en tout cas pour moi, j'ai nommé: mon comptable.

et aussi, très certainement un génie musical, pas méconnu pour une fois: Mr Mike Oldfield.

je vous propose cette vidéo, version acoustique de "Moonlight Shadow" (oui, je sais, vous la connaissez par coeur, mais bon, un petit effort...).

oh que si, elle est available la vidéo (au cas où non: le lien est ici)




original.

Ads...


oui, certes, de la pub, mais bon.

le genre de pub qui me déprime, surtout à 1.30 du matin après une dure journée.

NdPsy: le Lefty moyen est insomniaque; il angoisse dans le noir.

la totale: vous prenez un VRP talentueux, vous le faites parler du produit qu'il connaît le mieux.

ça donne cette petite vidéo.

qui me déprime.

enfin, il y a tout de même de beaux instruments (de musique) de par le monde.

au fait, promis, je gestationne l'article sur Warren...




p.t1n.

mercredi 14 mai 2008

Le Tiercé Gagnant?..

...en rajoutant David Gilmour?


On n'en est pas loin, en tout cas. Pour moi, s'entend.

Même si Mark Knopfler nous commet des disques studios de plus en plus moins bons...

Même si les albums studios ne sont pas la meilleure chose que fait Eric Clapton, en général...

Je rebondis sur un article blog vu chez nos amis d'en face du Grattouillis, un article rédigé par un loquedu qui a le même nom que moi.

Effectivement, j'écris depuis quelques jours sur le blog de François, ce qui me permet de passer plus de temps sur ma bécane, de me plonger de plus en plus dans la geekerie, et...

Non, j'déconne!...
Cet articulet me servira à faire l'annonce officielle de ma présence (j'espère) régulière sur Le Grattonaute de François.
J'en profite pour remercier le François de me faire suffisamment confiance pour me laisser les clefs de la boutique de François (et pour ne pas me virer trop tôt), et pour m'avoir accueilli aussi gentiment dans ce monde Dalassesque qu'est l'univers impitoyable des blogs guitaristiques François, euh, non,francophones. (4 fois dans la phrase, quand même...oh yeah lèche-bottes blues NdPsy)

NdT: j'ai tout entendu, mais j'ai pas tout compris.

Du coup, ça peut me permettre d'intéressants ping-pongs, comme celui d'aujourd'hui, qui traite de l'amitié Clapton-Knopfler et de leurs collaborations.

Cf. Vachezmavoisine(dot)com pour le début, en 1988.

On se retrouve presque 10 ans plus tard, en 1997, pour le Festival "Music For Montserrat", avec les deux mêmes, pour un "Layla" acoustico-électrique débordant de facilité, qui met en avant un Knopfler "choruseur de chanteur", rôle dans lequel il excelle, a la Strato et maintenant plutôt à la LesPaul. Slowhand joue les seconds rôles, mais assure des lyrics impeccables.

Layla



Sympa, n'est-il pas?

Alors, comment résister...issu du même concert, un groupe de musicos de quartier (Mark Knopfler, Eric Clapton, Sting et Phil Collins...) sur un morceau peu connu.
Voyez l'ambiance globale dans les gradins, les musiciens de l'orchestre, ça décoiffe (par contre, EC a oublié de brancher son ampli)

Money For Nothing




oh yeah!

mardi 13 mai 2008

The Blue

Le premier post d'après les travaux se devait d'être assorti....GAGNÉ!

Que rêver de mieux qu'un opus de David Gilmour, une de mes plus grandes références guitaristiques?

Surtout quand on parle de "On An Island", une des toutes meilleures choses qui soit arrivées à la musique depuis, oh, ne citons pas de date, on va se faire moquer...

J'espère que vous l'avez écouté, il n'est pas tout récent.
D'autant que, derrière lui, s'est déroulée une tournée "dédiée" dont j'ai (§!ç?oo$*) malheureusement loupé la date française, heureusement il y a le DVD (non, pas Findus).

Je vous parlerai des 2 en même temps, puisqu'ils me paraissent être tout bonnement des articles indispensables pour le rêveur et le musicien que vous êtes.

Vous m'objecterez que vous n'aimez pas David Gilmour, que pour vous, sorti du shred, du jazz et de la cornemuse lituanienne, rien ne va plus.

Néanmoins.

Tentez une autre écoute: chut, ça démarre, "Castellorizon", oh la belle bleue, on se croirait au temps de Shine on You, et puis, "On An Island", tiens Crosby et Nash (salut, Aeux, non, Young n'est pas là) apparaissent, ils restent pour "The Blue", oh label rouge, tout est bon, tout...

Le reste du CD se déroule, parfois tranquille, parfois non, oh la belle verte, les feux d'artifice, et ton sourire, "Smile", cette chanson si belle, sur laquelle David sort sa lap-steel bizarre (dans le DVD), pour chanter les mots de sa compagne Polly Samson, et puis "Pocketful of Stones", Gilmour qui me touche, cette voix si particulière et si reconnaissable entre toutes...

Le DVD s'appelle "Remember That Night", et, oui, je me la rappellerai, même si je peux le revoir autant que je veux, le concert du Royal Albert Hall, décidément, il plait à DG...

Le reste du DVD, oh, l'habituel...

Un Shine presque acoustique au départ, qui démarre en "deuxième intention", splendide, Crosby et Nash sont là. et voilà "Time", "Breathe", "High Hopes", "Coming Back To Life"... Robert Wyatt les rejoindra, David Bowie viendra faire son chaud, non, son show, sur "Arnold Layne" et "Comfortably Numb"...engourdi, oui, je le suis aussi, secoué par tant de belles choses. "Fat Old Sun".

Mais cela ne m'empêchera pas d'aller mater les bonus, cossus et remarquablement interéssants, pertinents et interactifs. Des trucs drôles, l'organisation et le déroulement de la tournée, la conception de l'album. Du très bien fait.

J'ai choisi de vous proposer le version De "Shine on You..", parce ce qu'elle est tout simplement magnifique, et inhabituelle; Elle débute avec Gilmour à la Strato ( ah, si seulement je pouvais m'approcher de ce son!..) et à l'éditeur de boucles, puis plus classique, (avec un artiste spécial à "l'orgue de verre"...), puis les lyrics, "intimistes" au départ, avec Crosby et Nash, puis on retombe sur une version classique.

C'est beau, non, mieux que ça, tellement mieux. Enfin, c'est un avis.

Shine On You Crazy Diamond

lundi 12 mai 2008

Blue, Baby,Blue...

On parle de blues, on aime le bleu, on voudrait se dépayser?

Changez la déco, vous verrez, ça vous change la vie...

Lefty, lui, n'a pas changé

il parle toujours de lui à la 3ème personne?











Vous préfériez avant?

Eh ben, dites le moi dans les comments, je les lirai.

Non, là, bleu, sobre, presque classieux, bleu mais je l'ai déjà dit.
Comment? Un peu froid? Si vous le dites...

Maintenant, pour revenir à la version antérieure (sauvegardée bien sûr), il va falloir un mouvement de foule. Ça tombe bien, on est en Mai.

Pancho and Lefty

Pourquoi ce surnom, pourquoi Lefty et pas, que sais-je, 3timeswaltz?

En partie pour cette chanson, celle qui suit, en (grande) partie parce que lefty veut dire gaucher en anglais, bien sûr.

Créee en 1972 par Townes Van Zandt, popularisée par Emmylou Harris en 1977, elle a ensuite été reprise par un tas d'inconnus, Willie Nelson et Bob Dylan, entre autres.

L'histoire qu'elle raconte? la voilà.

Voici même les lyrics, pour les plus interessés.

Comment elle la raconte? comme ça, avec sa voix, LA voix, sa musique country tellement typée (matez Mr Albert Lee à la Telecaster butterscotch blonde, c'était encore le bon temps). Un extrait d'Emmylou au "Old Grey Whisle Test", vidéo que j'ai le bonheur d'avoir dans mes archives.

Bon Dieu, qu'elle est belle. La chanson, bien sûr. Et puis Emmylou aussi, pourquoi le nier.

J'avais déjà blogué sur Emmylou Harris, mais j'y reviendrai, mesdames et messieurs. Sûr.

Merci pour la chanson et le surnom, Emy.

le lien YouTube, des fois que la video serait "not available"

Pancho and Lefty



hmmm..au fait, c'est qui Pancho?

dimanche 11 mai 2008

Chris Duarte (WLT)

Vous me connaissez, je suis infatigable (et ta soeur), quand je commence à attaquer du WLT, on n'en sort pas...

Ben si, justement, parce qu'il y aura bien un jour où je me trouverai à cours d'inspiration auditive...


Découvert lors de mes recherches de guitaristes blues, rock et plus si afi nie T, Chris Duarte m'avait d'abord été présenté comme un énième "SRV-Like", et non écervelé, et il est vrai que son type de son, très stratocasterisé, très typé Texas Blues, ne m'avait pas forcément impressionné par son originalité. J'ai 2 albumes de lui, "Texas Sugar" (1994) et "Tailspin Headwack" (1997), pas récents, mais valeurs sûres.

Toutefois, le bonhomme mérite le coup d'oreille (ben quoi, vous jetez bien un coup d'oeil, non?), sa technique est sûre (oyez les chorus multicordes, il sait bien faire) et sa queue de cheval bien plus fournie que la mienne; mais, avec le temps, il n'y a bien que là que je pourrai le rattraper (en dehors du cimetière, bien entendu).

Décidément, les oreilles et la queue, c'est bien la féria...

Allez, comme d'habitude, la Wikipédia, très peu documentée, et le MySpace du Monsieur.

Et, pour surpendre, une reprise acoustique de l'une de ses chansons les plus connues, "My Way Down", comme d'hab', écoutez, c'est du WLT. (par contre, il y a longtemps que je ne l'avais pas vu, la vache, lui aussi, il a vieilli...)

My Way Down

Ça me colle le bourdon


Allez, va, je vous en mets une petite dans la catégorie des bizarres.

Plusieurs intérêts:

1) il est possible de jouer TRÈS vite (s'il n'y a pas de trucage)

2) ça peut être très moche (trucage ou pas)

3) certains n'ont AUCUN problème de tendinite ou d'épicondylite.

4) certains l'aiment chauve

5) il me fout les jetons!


Au fait, aucun rapport avec la photo...^|^

Good Night!






Queer,Weird,Astounding, Strange, Bizarre,Amazing...
¡Estupendo! ¡Colosál! ¡Extraño!

samedi 10 mai 2008

Corey Harris (WLT)

Quand je l'ai découvert il y a 2 ans, il était catalogué comme musicien de "rural blues", ce qui avait attiré mon oeil avisé. Ne me demandez pas pourquoi.

J'avais donc écouté son Cd "Between Midnight And Day", et j'étais resté scotché par le côté roots de l'album, mais sans aucune forme d'artifice, la musique coulait comme une rivière tranquille, et la voix de Corey s'adaptait parfaitement à ce style.

Vous trouverez des infos très parcellaires ici et , et plus de détails peut-être sur son MySpace.

Par la suite, il a beaucoup travaillé avec des musiciens africains, dont Ali Farka Touré, époque de l'album "From Mississipi to Mali".

Il est aujourd'hui plus "branché" sur le reggae, dont il semble exploiter à fond style musical et "way of life"...

J'ai trouvé une petite vidéo simple qui rappelle l'époque de "Between Midnight And Day".
C'est vraiment WLT.

Honeysuckle




enjoy
NB: si vous obtenez le message "sorry this video is no longer available", don't panic, j'ai comme l'impression qu'il y a des soucis avec YouTube, même problème chez 12bb avec video turque...
allez voir la vid' direct sur TonTuyau.

vendredi 9 mai 2008

Je ne te connais pas encore...

...mais il se pourrait que l'on devienne copains.

J'avoue ne connaître du bonhomme que le nom, Popa Chubby, et la corpulence, mais, comme la recherche forme les voyages, ou quelque chose d'approchant, je m'intéresse à ce brave garçon qui m'a l'air ma foi fort sympathique;

Comme en plus, il est le sosie de François Hadji-Lazzaro, il ne peut-être qu'avenant et courtois.
En ce qui concerne le blues, en tout cas, il semble posséder un tant soit peu le sujet.

J'ai tout lu, son vi, pardon , sa vie (jeu de mot pertinent avec le personnage), son oeuvre, mais si certains d'entre vous connaissent le gazier, je leur serais reconnaissant de me conseiller des trucs en plastoc avec de la musique qui joue dessus quand on fait tourner très vite.

Mmmmh?

Pas d'affolo, la vie, c'est comme une boîte de chocolats: je devais bosser demain, ben non, coup de théâtre, c'est pas moi. Bon, comme disait l'escargot assis sur sa selle, sur le dos de la tortue, en maniant son lasso: "Yippeeeeeee!"



ça le fait.

jeudi 8 mai 2008

Duke Robillard (WLT)

Allez, pour nous changer les idées...

Un petit gars dont je vous conseille l'écoute si oncques ne le connaissez, Mr Duke Robillard.

Guitariste américain jouant aussi bien du blues que du jazz ou du rockabilly, pas forcément très connu de ce côté de l'atlantique, mais néanmoins technicien reconnu et plusieurs fois récompensé.



Je n'ai pas 36 opus de lui, le "Groove-a-rama" est déjà pas mal.

Vous y trouverez un large choix de la palette sonore et stylistique du Monsieur, dans des morceaux variant de l'old school au moderne, jazz ou blues, pour quelqu'un qui est manifestement très regardant sur les guitares qu'il utilise.

On se le regarde un peu en action?
Allez, chiche! C'est vraiment un WLT

Gee I Wish

Point de croix ou canevas?

Donc, vu la conjoncture, les jours de boulot en fin de semaine et les probables difficultés pour se consacrer à la guitare la semaine prochaine, je voulais mettre en boîte le brouillon de ce qui me trotte dans la tête depuis quelques jours.

C'est donc livré, brut pour les brutes, bon, j'ai mis une petite reverb', manière de ne pas sonner trop sec.

La base du morceau que je souhaite développer est là, je n'ai pas vraiment calculé le style ou le machin, j'ai pris ce qui me venait, pour une fois que "l'inspiration" (bien grand mot) semble présente...

Les parties chantées (sur les arpèges de début et de fin, et sur le riff plus dur du milieu) sont "en voie de développement", pratiquement achevé pour les mélodies, encore pas mal de travail sur les lyrics.

C'est là que j'ai besoin de votre avis.

Je fais quoi? Je jette tout sans regret, je passe une bonne nuit de sommeil et je fais comme Edith Piaf (non, je ne picole pas, je repars à zéro) ou alors je persiste?

Sans rire, votre avis m'intéresse (je n'ai pas dit que j'en tiendrai compte...), sur tout ce qui vous vient à l'esprit (trop court, trop long, trop mou, trop pas bien, trop freudien, tout, vous dis-je!), sauf sur la qualité d'interprétation. J'ai fait du mieux au plus vite, mais c'est clair qu'il y a des couacs de partout, le morceau est loin d'être rodé. En fait, j'avais besoin d'une version enregistrée de l'accompagnement pour pouvoir fredonner et caser mes paroles (en anglais, comme je pense l'avoir déjà dit, c'est pour ça que je parle de lyrics).

Par contre, des avis sur les options instrumentales, les arrangements...

Comme je le dis en-tête du blog, n'hésitez pas, même si c'est pour dénigrer, ça vous coûte pas cher et moi ça me fait plaisir.

A l'écoute, je retrouve les musiques et musiciens qui ont inspiré un morceau de ce type, c'est guère étonnant, peut-être en discernez vous certaines, de ces influences sournoises mais ô combien présentes...

Sans Titre

Pour 4 minutes de trop...

... je loupe le message du 07/05/08.

Bon, c'était pas pour grand chose, juste une petite photo de la "salle de répet'" dans laquelle nous avons officié à 3 Mardi soir.

Environ 7 m2, tout confort, enfin, il y a l'electricité, pas l'eau, sol moqueté...
Nous étions donc 3 non, pas des marins de Groix, mais des musiciens en jam préliminaire, Serge, un batteur 60aire dont je vous ferai un historique quand j'aurai son autorisation, car il le vaut bien, une basse et une guitare (moi derrière).

Pour la petite histoire, on a déjà joué a 5 dans cette pièce, et Serge se souvient d'une mémorable séance à 7.

Ce que vous ne voyez pas sur la photo, ce sont les enceintes de la sono, l'une située à gauche de la guitare, l'autre à droite de la batterie. J'ai pris la photo moi dehors et l'appareil au niveau de la porte...

C'est quoi, déjà, la blague sur les Gypsy Kings?
J'entends Frank Zappa me chanter "we were jammin' at Joe's garage, his mother was screamin' his dad was dead, tadada...."

mardi 6 mai 2008

Yes, sir...

...et Mr Steve Howe

Un grand bonhomme de la guitare, surtout connu pour avoir été le guitariste attitré de Yes, l'un des phares de la guitare "progressive music" des 70's.

Adepte des hollow bodies, des 12 cordes et maestro de la 6 cordes, il a déroulé sa silhouette degingandée sur les scènes du monde.

J'ai choisi de bloguer 2 morceaux acoustiques, d'abord, parce que c'est mon blog, et puis parce qu'ils présentent tous les 2 une particularité.





"Mood For A Day", tout d'abord, morceau d'inspiration hispanique de l'album "Fragile", où chaque artiste de Yes y était allé de sa petite compo. Celle-ci était la contribution de Steve Howe. J'ai appris à jouer ce truc de malade, et, s'il vous paraît souffrir d'hémorroïdes en le jouant, pour une fois, détrompez vous, c'est très dur et ça fait mal au mains, comme le dirait Sanseverino...





The Clap, ensuite, parce que cet un morceau de picking qu'il a toujours joué sur scène, depuis les début de Yes jusqu'à nos jours. Oui, je vous confirme qu'il s'agit bien de la même personne, simplement, il a laissé trop longtemps sa tête dans le four à micro-ondes...

Ces 2 jolies pièces qui se démarquent de sa production globale plutôt électrique.
Ça vous rappelle des souvenirs?

lundi 5 mai 2008

Et vous, vous étiez où?

Mon premier pas dans le blog politique.
Carrément.

N'ayons pas peur des mots.
Realpolitik.

Non, comme trop souvent, je blogue, enfin, je blague.
Pas facile après une journée de 12 heures que je termine là, il y a peu.

Profession libérable, la donne a changé.
Le minot que vous apercevrez peut-être sur la photo du dessous...

Mais non, aucune chance, c'était une autre ville, une autre usine, un autre temps.


Vous me verriez, là-bas, au fond, sur les épaules de mon père, dans une ville de province, au mai 68 "tranquille", des CRS, oui, mais pas trop SS, ceux-là, la preuve, tous les gamins suivaient les parents, les manif' se croisaient "Papa, agarde là-bas, ya papet y porte le drapeau! l'est tout rouge, le drapeau".

Galéjade. A huit ans, je parlais mieux que ça et disais regarde et pas "agarde" (quoique "gueïto" pouvait m'échapper, en "patois").

Les journées commençaient tôt, on ne badine pas avec une grève. J'accompagnais mes parents à "La Sécu", où tout un monde se retrouvait pour faire des banderoles, des affiches, etc.Une organisation à mettre en place, une prolongation de grève à voter, des journaux et déclarations à commenter. Une grève, c'est pas le foutoir, c'est du sérieux. Il y a des règles à respecter, on n'est pas des branleurs...

Les jeunes barbus s'engueulaient avec les jeunes glabres, sous le regard narquois des "vieux". J'apprendrais à cette occasion que les premiers étaient "maos", "trotskystes" ou "anars", les seconds "socialos" ou CFDT, les derniers, les durs, les "cocos", les "rouges", CGT...

Tout un vocabulaire et une éducation, les riches, les pauvres, le travail, l'État, les syndicats, les partis, la droite, la gauche, le centre et les extrêmes, la grève, le piquet, l'intersyndicale...autant de choses auxquelles je ne comprenais rien. Je ne sais pas si je suis beaucoup plus malin aujourd'hui. Plus blasé, plus suspicieux, moins confiant, mais plus malin?..

Je me rappelle très mal cette époque, ces "grandes vacances" venues trop tôt, cette anomalie dans la continuité habituelle ("Papa, regarde, ya le maître à la manif'"), on me confiait aux grands parents paternels, dans le village de 600 âmes à 14 km de "la ville", soit à l'autre bout du monde. Rien ne pouvait nous y atteindre.

Les vignerons n'étaient pas en grève. Ils descendaient bien "sur les Allées Paul Riquet", pour faire du nombre, pour montrer que le seul vin qui valait le coup, c'était le rouge. On tolérait le rosé, mais tout juste. Mais ils n'allaient pas venir tous les jours non plus.

Mon grand père maternel me parlait, m'expliquait (je posais déjà beaucoup de questions), ce papet (se prononce papé, bien sûr) qui avait été "dans des camps"(?) pendant la guerre, qui se baladait torse nu l'été avec son beau tatouage sur le coeur, ça s'appelait "la faucille et le marteau", et ça faisait retourner les gens, va savoir pourquoi. Toujours devant pendant les manif',même que des fois, il me prenait avec lui, sur les épaules,(je crois même avoir eu le droit de porter le drapeau!) j'en étais tout fier (tu parles, un des derniers ex-conseillers municipaux communistes de l'après-guerre encore vivant à l'époque, 64 ans, mais des muscles et...disons une certaine présence qui faisait qu'on s'écartait de son chemin si on ne le connaissait pas).

Et puis la routine qui s'installe. Le mois de mai qui traîne jusqu'à ce qu'un beau jour, on me dise, "allez, Michel, lève-toi, y'a école aujourd'hui". Ce premier jour de reprise, le ventre serré, pas envie, De Gaulle au placard, Pompidou dans les choux, amertume, partout, et tout le monde. Le copain de classe qui traite les grévistes de sales communiss', ça méritait un pain. Dont acte, et moi je retrouve le piquet, mais pas celui de grève...

Enfin, les choses reprennent la routine joyeuse. Plus de temps des cerises. plus de pique nique sur les Allées. Mais une histoire, une expérience, quelque chose qui demandait à être prolongé de façon personnelle. Huit ans plus tard, on essayait d'imiter nos aînés, on "luttait" à notre façon, souvent très dure, pour ou contre des choses, réformes scolaires, Pinochet, CRS, matraques, "voltigeurs motocyclistes" (un remède: la corde à piano), courses dans les petites rues, fiche des RG,etc...

Trente ans plus tard, tout a changé, même le monde.
Moi aussi, mais, il reste toujours quelque chose de notre passé, ça n'est pas un tableau noir qui s'efface à l'éponge.
Je sens encore les odeurs de l'époque, je vois ces gens, ces foules, toutes ces images, j'entends ces slogans, ces chansons...je n'ai pas oublié, cette partie de moi, de nous, puisque je l'ai vécu "en famille". Et quand, par hasard(!), je me retrouve dans une manif',(si, ça m'arrive, ma femme est fonctionnaire, et je la défends!), les vieilles manies ressortent,et j'ai un pincement au coeur, mais pour trop de raisons qu'il serait trop long, trop difficile et trop intime de dévoiler ici. Plus tard, peu-être...

Lefty Chronicles, le blog d'un guitariste de gauche?
Si ça vous amuse...
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